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Interview

Alan Kérouédan : « À Rodez, je prends beaucoup plus de plaisir. »

Avant la confrontation entre le RAF et Pau pour le compte de la deuxième journée de Ligue 2, AllezRodez.com est allé à la rencontre d’Alan Kérouédan. Celui qui a commencé le football à Mahalon, dans sa Bretagne adorée, a depuis bien grandi. L’ailier est passé par les équipes de France de jeunes (U16, U17, U18) et a même participé à une Coupe du monde et un Euro. L’ancien meilleur buteur de la réserve de Rennes revient pour AllezRodez.com sur sa première en professionnel, son arrivée sur le piton et son intégration dans le vestiaire ruthénois. Interview d’un jeune joueur (20 ans) qui pourrait bien devenir la nouvelle coqueluche de Paul-Lignon.

Samedi dernier contre Grenoble, c’était le grand jour pour toi, tu as joué tes premières minutes en professionnel en entrant en jeu lors de la seconde période. Qu’est-ce que l’on ressent à ce moment-là ?

Sur le moment, j’avais un peu de pression, j’étais aussi excité de rentrer sur le terrain. Mais pendant le match, je n’y pensais pas trop. C’est surtout à la fin de la rencontre que j’ai réalisé, j’étais content de moi, d’avoir effectué mes premières minutes en professionnel.

C’est un moment dont tu te souviendras tout au long de ta carrière.

Ah oui ! C’est sûr. J’ai gardé mon maillot à la fin du match comme souvenir.

Tu vas l’encadrer ?

Voilà c’est ça ! (rires)

D’ailleurs, sur cette rencontre, comment qualifierais-tu ta performance ?

Je trouve que j’ai fait une bonne entrée, j’ai apporté de l’aide à l’équipe. Sur mon premier ballon je décale Obi (Obiang, ndlr) qui centre pour Ayoub et qui marque. Les dernières minutes c’était plus compliqué comme on défendait, on touchait peu de ballon. Mais content d’avoir gagné ce premier match, c’est l’essentiel.

Comment t’es-tu sentis à Paul-Lignon, dans ta nouvelle forteresse ? 

Très bien. On avait déjà joué à Paul-Lignon en amical. J’ai été super bien accueillis. Après, avec les restrictions pour les supporters c’est plus compliqué, mais j’ai quand même trouvé l’ambiance sympa et familiale, c’est ça que j’aime bien, un peu à la Bretonne.

Tu aurais peut-être préféré jouer tes premières minutes professionnelles avec ton club formateur en Bretagne justement. Pourquoi n’as-tu pas signé professionnel à Rennes ? Qu’est-ce qu’il te manquait ?

Je n’ai pas vraiment eu d’explications. On m’a juste dit qu’on ne comptait pas sur moi. J’avais un objectif, c’était de jouer en pro, peu importe avec quel club. Et là, c’est une petite marche qui a été franchie, je suis content. 

“Ce plaisir-là, je ne l’avais plus depuis un petit moment à Rennes.”

Tu avais d’ailleurs qualifié dans le Télégramme que ton départ de Rennes était « un mal pour un bien », es-tu toujours du même avis ?

Clairement oui ! Depuis que je suis arrivé à Rodez, je prends beaucoup plus de plaisir, à l’entraînement, et même en match. Ce plaisir-là, je ne l’avais plus depuis un petit moment à Rennes.

Tu es donc arrivé à Rodez. Comment les contacts avec le RAF se sont-ils établis ? 

C’était pendant le confinement. Mon agent connaissait déjà le club, il a aussi Valentin Henry comme joueur. Il connaissait le président, il a envoyé mon profil au club. Ça a intéressé le coach. J’ai eu Laurent Peyrelade au téléphone la première fois, on a discuté pendant longtemps. Son discours m’a plu et j’ai attendu une ou deux semaines pour réfléchir, et j’ai dit oui !

Quel était le discours de l’entraîneur ?

Il m’a dit qu’il avait envie d’avoir un joueur dans mon profil, c’est ce qui manquait à l’équipe. Que cette année on allait plutôt jouer en 3-4-3 et que j’avais la possibilité d’intégrer l’équipe. Rodez est une équipe de transition, moi aussi, j’aime bien les espaces, j’aime bien courir.

D’autres clubs ont-ils tenté de te faire venir ?

Oui, j’avais d’autres contacts en France et à l’étranger, mais c’était pour reprendre au départ avec la réserve. Des clubs de Ligue 1, de Ligue 2, et aussi en Angleterre. Mais ce n’est pas ce que je recherchais, je voulais vraiment un projet où je puisse directement m’entraîner avec les pros et jouer.

C’est pour cela que tu as choisi de signer au RAF ?

C’était l’un des seuls clubs qui me proposaient cela. Et en plus c’était dans mon profil de jeu, je n’ai pas réfléchi énormément. Je me suis dit : “On y va et on verra bien !”

As-tu suivi la saison dernière du RAF en Ligue 2 ? Qu’en pensais-tu ? 

J’avais suivi au tout départ, quand ils jouaient au Stadium de Toulouse. Je me souviens d’une équipe de transition, qui défendait bien, et qui gagnait ses matchs avec l’envie. Ce sont des gars qui ne lâchent rien, qui sont à fond sur le terrain. Ça se voyait déjà à la télé, et ça se confirme depuis que je suis ici.

“J’ai été très bien accueilli. Dès la veille de mon premier entraînement, Valentin Henry m’a invité chez lui à manger.”

Il y a désormais une bonne communauté de Bretons au RAF avec Valentin Henry et Théo Guivarch, ça a peut-être facilité ton intégration…

J’ai été très bien accueilli. Dès la veille de mon premier entraînement, Valentin Henry, que je connaissais pas, juste sur les réseaux sociaux, m’a invité chez lui à manger, c’est vraiment sympa. Théo aussi était invité. J’ai été bien accueilli, que ça soit par les Bretons mais aussi les autres joueurs. C’est un bon groupe, ils ne se prennent pas la tête, ce sont des bons vivants.

Lionel Mpasi nous a confié que tu avais chanté lors de ton intégration, mais on n’a jamais vu la vidéo, tu peux nous décrire ta performance ? 

(Rires). On était en stage, on n’avait pas le droit au portable donc il n’y a pas de vidéo. J’avais chanté Mec de cité avec PLK, ce n’était pas trop une réussite, ce n’est pas mon point fort…

Ton point fort c’est plutôt le terrain, mais à quel poste ? Quel est vraiment ta position préférentielle ? 

Ce serait plutôt dans les trois de devant. A Rennes, j’ai été formé à gauche, à droite et aussi devant. Mais plus sur un côté. Sinon, ça dépendra du coach. J’aime bien jouer à gauche pour pouvoir rentrer sur mon pied droit, dribbler et aller marquer.

Selon un récent sondage sur le site, la majorité des supporters aimeraient te voir dans le onze de départ cette saison, tu vas travailler dur pour convaincre ton entraîneur…

C’est ça mon objectif, intégrer l’équipe le plus rapidement possible. Et après ça sera en fonction de mes performances. À moi de tout faire sur le terrain.

Sinon, à part jouer le plus possible, as-tu d’autres objectifs personnels cette saison ? 

C’est ma première saison en pro, je découvre le haut niveau. C’est la première fois que je m’entraîne quotidiennement avec un groupe pro. Marquer le plus de buts possible, être le plus décisif, être bon dans le jeu, et on verra au fil de la saison. C’est une année où je découvre. J’aurai des objectifs vraiment pour l’année prochaine. 

AllezRodez.com souhaite une bonne rencontre à Alan Kérouédan et une saison pleine de réussite !

Crédit photo : Rodez Aveyron Football

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