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Rafettes

Laura Riquelme : « Les entraînements et l’ambiance qu’il y avait entre nous me manquent. »

Cela fait exactement un mois que les Rafettes n’ont plus foulé une pelouse de D2 Féminine. Le championnat s’est arrêté brusquement en raison de la pandémie de Covid-19. La dernière rencontre, c’était face à Yzeure Allier Auvergne (défaite 2-0). Malgré ce résultat négatif, les joueuses de Mathieu Rufié pointaient à la 3ème place avec cinq victoires et une défaite. AllezRodez.com est allé prendre des nouvelles de Laura Riquelme (19 ans, défenseuse). L’ancienne toulousaine se livre sur cette période si particulière.

Tu as rejoint les Rafettes cette saison en provenance de Toulouse. Il y a mieux comme début avec cet arrêt du championnat au bout de la 6ème journée ?

C’est difficile. En plus on finit par une défaite. On aurait aimé se rattraper sur le prochain match. On était sur une bonne lancée, il y avait une bonne cohésion de groupe. Je reprenais vraiment plaisir car l’année dernière avec le TFC on enchaînait défaite sur défaite.

Surtout que vous aviez très bien débuté la saison, c’est encore plus rageant.

On a tout mis en œuvre pour enchaîner les victoires et ça marchait. Ça faisait plaisir, c’est vraiment dommage.

Comment vis-tu personnellement ce deuxième confinement ?

Ça va. J’ai encore des cours en STAPS. C’est sûr que c’est mieux d’aller s’entraîner. Quand tu es toute seule c’est plus dur de se motiver. Il y a des équipes qui s’entrainent, comme Saint-Etienne, qui veut aussi monter donc elles auront de l’avance…

Comment cela se fait-il que l’ASSE puisse continuer et pas vous ?

Seul ceux qui ont un certain nombre de contrat peuvent s’entraîner et nous on en a pas assez…

La D1 féminine, elle, continue les entraînements et aussi les matches, c’est un peu injuste non ?

C’est sûr que c’est injuste car beaucoup de clubs de D1 le disent, il n’y a pas de club professionnel sans club amateur, c’est là où tu commences. En plus nous on est juste en dessous de la D1.

Et les hommes en deuxième division ont continué à jouer.

Même en National 1…

« Le coach nous envoie des messages et nous appelle pour prendre des nouvelles. »

Comment t’entretiens-tu pour garder la forme en cas de reprise du championnat ? 

On a un programme que le préparateur physique nous a envoyé. On a six jours sur sept de travail à faire. On fait deux jours de muscu. Après un jour sur deux on va travailler l’aérobie et les deux autres de la puissance. On a aussi une séance à la maison.

S’il y a une reprise, il va falloir du temps pour vraiment se remettre au niveau.

Oui surtout que l’équipe a beaucoup changé au début de la saison. Il va falloir du temps pour retrouver les automatismes.

Vous êtes souvent en relation avec votre coach pendant cette période ?

Plus avec le préparateur physique. Tous les jours. Le coach nous envoie des messages et nous appelle pour prendre des nouvelles.

Et entre partenaires ?

On s’envoie des messages, on prend des nouvelles. On fait comme on peut…

Ça ne te manque pas le terrain ?

Si beaucoup. Au moins tu te rends compte que tu préfères t’entraîner, aller sur le terrain, qu’être toute seule à courir. Les entraînements et l’ambiance qu’il y avait entre nous me manquent.

As-tu peur que le championnat ne puisse pas aller à son terme ?

Un peu car on a déjà trois matches de retard. Ça va faire pas mal de matches sachant qu’il y aura aussi la Coupe de France à rattraper. Je ne sais pas quand on pourra les jouer. En semaine c’est compliqué, des filles travaillent et d’autres comme moi font des études.

Ça serait une grande déception si Rodez ne monte pas à cause d’un arrêt du championnat.

Ça serait injuste de ne pas monter et pour ceux qui sont dernières de descendre alors qu’on a même pas jouer la moitié des matches.

« C’est un bilan très positif, même le staff, les joueuses, c’est très familial. »

C’était ton objectif la montée en venant ici ?

Oui sachant qu’on était bien parties. L’objectif c’était de venir dans une équipe qui jouait le haut de tableau. Avec le TFC on jouait le bas de tableau. Pourquoi pas faire mes premiers pas en D1 aussi.

Quel est ton bilan de ces premiers mois en Aveyron ?

Au début c’était un peu compliqué, j’étais un peu perdu, je n’avais pas de repère. Petit à petit, quand les études ont commencé, j’ai trouvé mon rythme et les filles m’ont bien accueillis, ça m’a permis de bien m’intégrer. Ça faisait deux ans que je ne faisait pas beaucoup de victoire, pour le moral c’est difficile. C’est un bilan très positif, même le staff, les joueuses, c’est très familial.

Si tu pouvais comparer le TFC au RAF au niveau de la section féminine, il y a de vraies différences ?

L’envie de gagner. Aux entraînements, ce n’est pas la même intensité. Au TFC, on aurait dit que certaines s’en foutaient on va dire, elles ne donnaient pas tout.

Et vous avez un Président qui vous soutient, qui vient vous voir.

Il est présent et c’est motivant. Au TFC ça vient de changer, on voit qu’il y a des efforts mais c’est peut-être trop tard.

Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la suite ?

Que le foot ne s’arrête pas. Que le projet avec le RAF puisse aboutir et qu’on monte en D1.

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