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Marc Geniez : « Nous étions une bande de copains. »

Marc Geniez, premier rang, premier à droite, lors des 90 ans du club en 2019.

Dans le cadre des 30 ans de l’épopée en Coupe de France en 1991, AllezRodez a décidé de réaliser des interviews des joueurs emblématiques de cette aventure. Nous commençons par l’interview de Marc Geniez, l’emblématique gardien de but aveyronnais.

Pourriez-vous raconter vos meilleurs souvenirs en tant que gardien de but de Rodez ?

Je me souviens que lors de l’année de notre épopée en Coupe de France en 1990/1991, au second tour, le matin du match contre Saint-Gaudens, Alain Rolland dit à toute l’équipe au petit déjeuner : « J’ai fait un rêve cette nuit, j’ai rêvé qu’on perdait en finale de la coupe de France au Parc des Princes ». C’était presque prémonitoire, nous étions arrivés jusqu’en demi contre l’OM.

Au sujet du match contre l’OM, j’ai un regret c’est que l’OM n’ait pas gagné la coupe d’Europe contre l’Etoile Rouge de Belgrade 3 jours avant notre demi. Nous aurions joué dans un Vélodrome comble qui fête le titre de champion d’Europe.

D’ailleurs le soir de cette finale de coupe d’Europe nous étions à Fontanges avec l’équipe pour regarder ce match, sauf nos 4 yougoslaves supporters de l’Etoile Rouge de Belgrade qui avaient décidé de regarder le match ensemble (rires).

Il y a aussi ce huitième de finale contre Annecy en 91. La saison précédente, en championnat, le gardien d’Annecy m’avait « branché » et nous avions perdu 4 à 0. J’ai eu ma revanche avec cette victoire en 1991, 0 à 2 à Annecy. D’ailleurs les supporters ruthénois avaient envahi Annecy. Un train avait été spécialement affrété pour eux. Comme nous étions rentrés sur Rodez en avion nous avions pu accueillir les supporters à leur arrivée à la gare de Rodez au petit matin. C’était génial. En tant qu’aveyronnais les matchs à Paul Lignon contre Metz en seizièmes de finale et contre Sochaux en quarts restent des moments gravés. Nous étions une bande de copains. Je me rappelle aussi les montées en D2, en 1988 lors du match contre Mont-de-Marsan et suite à la descente la remontée en D2 également contre Mont-de-Marsan en 1990. Des moments inoubliables.

Quel a été votre parcours avant d’être gardien de but de l’équipe fanion du Rodez Aveyron Football ?

J’ai un parcours atypique, adolescent j’ai joué au foot à Olemps, ensuite au Basket à Rodez, avant de jouer en juniors au foot à Rodez, entre temps j’avais fait un retour au Basket à Rodez.

Puis j’intègre rapidement l’équipe fanion du Stade Ruthénois en même temps que Michel Poisson. Nous étions alors en Promotion d’Honneur et Michel nous dit à l’entraînement : « J’ai un projet, d’ici 10 ans nous serons en D2 .» Nous, les joueurs, nous sommes regardés sans trop y croire, finalement il avait raison. Il y a eu des sollicitations de clubs de D1 mais aucune suite. Je suis devenu professionnel à 29 ans en 1991 à Rodez, je faisais uniquement du foot sur les derniers mois.

Après l’épopée en Coupe de France, qu’avez-vous fait ?

J’ai joué pour l’entente Nord-Lozère de 1991 à 1994, puis je suis revenu à Rodez en tant qu’entraîneur des gardiens, j’ai connu la montée en CFA avec Jean-Luc Vinuesa alors entraîneur. Par la suite je suis devenu entraîneur de la réserve en DH. Je me suis également occupé de l’école de foot. J’ai finalement terminé entraîneur des gardiens avec Frank Rizzetto comme entraîneur principal en National.

Avez-vous gardé contact avec des anciens du club ?

Les liens se distendent avec le temps mais il peut arriver qu’on se téléphone avec Philippe Bobeck, Jean-Luc Pasturel, Marko Nenezik, Jean-Luc Vinuesa… Suite à l’invitation du club, nous nous étions retrouvés aux 90 ans du club. C’était vraiment sympa.

Que pensez-vous du retour de Rodez en Ligue 2 ?

Je suis les résultats et il m’arrivait de venir à Paul Lignon avant le confinement. Les bases sont solides. Il faut construire petit à petit comme le font les dirigeants. Le centre de formation et le stade seront des étapes importantes. Il faut donner la chance aux joueurs locaux. C’est un championnat à 2 vitesses et Rodez lutte pour le maintien. Même si cela ne sera pas évident je crois que le maintien est accessible pour ce groupe. L’importance du groupe est primordiale encore plus dans un club où cette notion est l’adn du club.

Propos recueillis par Paulo Toutain le 3 janvier 2021. Un grand merci à Marc Geniez pour cette interview.

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