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Marko Nenezik : «L’ambiance à Paul Lignon était incroyable.»

Marko Nenezic, au centre, entouré de Michel Poisson, à gauche, et Jean-Luc Vinuesa à droite, lors de 90 ans du club le 5 mars 2019 à Rodez. En arrière plan Aleksandar Krstić à gauche et Jean-Luc Pasturel à droite.

L’ancien maestro et numéro 10 de Rodez, de 1988 à 1992, Marko Nenezik, désormais sur Paris, a accordé un entretien exclusif à AllezRodez.com. De ses premières passes au Monténégro à son attachement pour Rodez, il nous raconte tout.

Marko, pourriez-vous nous rappeler votre carrière ?
J’ai commencé à jouer au Monténégro au FK Sutjeska Niksic où j’ai signé mon premier contrat professionnel à 16 ans. Je jouais en première Division puis en 1988 je suis contacté pour jouer à Rodez. Même si cela a été difficile de quitter ma famille et mon pays, j’ai accepté la proposition de Rodez alors en 2ème Division. Je n’ai jamais regretté. Après, en 1992, j’ai joué à Beira Mar au Portugal une saison puis j’ai fini ma carrière de joueur à Brive en 1995.

Vous étiez le premier arrivé des 4 Yougoslaves sur Rodez ?
En effet je suis arrivé à Rodez en 1988 qui venait d’accéder à la 2ème Division mais malheureusement nous sommes descendus en fin de saison. Je ne voulais pas jouer en 3ème Division. Jacques Larqué, Président du Club, et Michel Poisson, entraîneur, ont su me convaincre, je suis resté. J’ai bien fait. Nous sommes remontés la saison suivante et sont alors arrivés au club Mirsad Omerhodzic, Ratko Dostanić et Aleksandar Krstić.

Comment se passaient les entraînements avec Michel Poisson ?
Michel était un super entraîneur. Nous faisions beaucoup de jeu avec ballon pour un joueur comme moi c’était top, nous nous amusions, je n’aimais pas trop courir (rires), mais on faisait aussi du vélo et du foncier. Michel était seul à gérer l’équipe.

Et l’ambiance dans le groupe ?
C’était génial, nous étions comme une « famille ». Par exemple après chaque déplacement nous revenions en avion et nous partagions un repas sur Rodez au Kiosque, à Fontanges…c’était vraiment sympa.

Vous étiez le leader technique de l’équipe ?
Oui avec Jean-Luc Vinuesa nous organisions le jeu par notre technique, mais je me souviens que Frédéric Alcazar faisait des kilomètres, Aleksandar Krstić était un 9 très vif, Jean-Luc Pasturel contrôlait notre défense, Pascal Auréjac prenait le couloir gauche…tout le monde était au top à son
poste.

On vous sent nostalgique de cette époque et de Rodez ?
Oui j’ai passé de supers années à Rodez, tout le monde était sympa, le président, l’entraîneur, les coéquipiers, les supporters…l’ambiance à Paul Lignon était incroyable. En 1991 le match contre Metz en seizièmes m’avait marqué pour cette ambiance indescriptible. Mais je n’oublie pas tous les
supporters venus nous encourager pour le huitième contre Annecy ou encore ce mur sang et or de ruthénois dans le Vélodrome à notre sortie du tunnel lors des demis–finales contre le grand OM.

Nous étions proches des supporters et du Kop, c’était génial. Je me souviens de David Combes, Jean-Louis Albouy, Michel Sanchez et Pierre Bouchet alors responsables du Kop Ruthénois.
A Paul Lignon les tribunes étaient pleines, derrière le but le Kop était dans la tribune « Colinet » qui descendaient jusqu’en bas et prenait la largeur du terrain. C’était impressionnant.
Pour vous dire en 1991 j’habitais Place Foch à Rodez à côté du siège du club et un matin je sors et je vois une file d’attente très très longue devant le siège. Les gens attendaient pour avoir une place pour le match contre Metz. L’engouement était incroyable. La ville et les commerces étaient parés
en sang et or. Rodez est une ville de foot.

Pour l’anecdote Dragoljub BRNOVIC qui a manqué son pénalty pour Metz contre nous en 1991 lors de la séance de tirs aux buts était un ancien coéquipier à moi en équipe de jeunes de Yougoslavie.

C’est vraiment dommage d’avoir dû quitter Rodez en 1992 à cause des problèmes financiers du club, j’avais encore deux ans de contrat. J’aimais cette ville.

Marc Geniez, gardien de Rodez, nous indiquait lors de son interview que vous n’aviez pas regardé la finale de la coupe d’Europe entre l’Etoile Rouge de Belgrade et l’OM avec vos coéquipiers ruthénois ? En effet (rires), avec Mirsad Omerhodzic, Ratko Dostanić et Aleksandar Krstić nous étions chez Ratko pour regarder le match. Il y avait même les caméras de TF1 chez Ratko car c’était juste avant de jouer la demi-finale contre Marseille. Nous étions heureux de la victoire de l’Etoile Rouge de
Belgrade. En plus un copain à moi jouait cette finale : Refik Sabanadzovic.
D’ailleurs après la demi contre l’OM en 1991, avec les Papin, Waddle, Amoros…j’ai rejoué contre Marseille mais cette fois-ci avec Brive en 32èmes en 1994. Nous avions perdu aux pénaltys. En face il y avait cette fois Deschamps, Boli, Di Meco, Barthez, Völler, Anderson…


Un grand Merci à Marko Nenezic pour cet entretien.
Interview réalisé par Paulo Toutain le 21 janvier 2021.

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