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Interview

Valentin Henry : « On ne va pas à Brest pour faire du tourisme ! »

À deux jours de ce 32ème de finale de Coupe de France face à Brest (L1), AllezRodez.Com est parti à la rencontre de Valentin Henry, latéral du RAF et ancien joueur de la formation bretonne.

Ce match de Coupe de France a une saveur particulière te concernant, toi qui a été formé dans la cité du Ponant. Revenir au stade Francis-Le Blé va te rappeler des souvenirs, quel est le plus mémorable ?

Le plus mémorable c’est la première fois où je suis rentré contre Dijon pour mon premier match à domicile. Depuis que je suis enfant, j’ai toujours rêvé de fouler cette pelouse. Dès que je passais devant ce stade en voiture, à pied, je faisais toujours le vœu de pouvoir un jour jouer devant ce public. C’était mon rêve de gosse alors le jour où je suis rentré sur le terrain c’était un moment exceptionnel surtout parce que j’avais toute ma famille et ma femme pour pouvoir le savourer à mes côtés. L’apothéose a été de pouvoir participer à la remontée de ce club, à sa place parmi l’élite. Il n’y avait rien de plus beau pour un joueur formé au club que de participer à cette communion avec une ville entière. 

Valentin Henry fêtant l’accession en L1 avec le SB29.

Tu es un Brestois pur jus. Peux-tu nous présenter ton parcours, ta vie bretonne avant de signer à Rodez ?

J’ai commencé au Stade Brestois à l’âge de 5 ans. Première licence en débutant première année, la suite c’est la découverte de toutes les catégories du club jusqu’à la signature de mon premier contrat professionnel. J’ai vécu trois années dans le monde professionnel avec Jean-Marc Furlan et j’ai quitté le club pour venir ici, à Rodez . 

Il n’y a pas que toi qui a fait ce chemin de la Bretagne à l’Aveyron. Il commence vraiment à y avoir une bonne communauté de Bretons au RAF avec Guivarch, Kérouédan et toi même. Les Bretons se plaisent en Aveyron, c’est ça ?

On commence à être un petit groupe et encore Arthur (Desmas, ndlr) est parti mais on adore le coin. On est très heureux avec ma femme à Rodez. Les gens sont chaleureux, la viande est incroyable, il y a des coins qui valent vraiment le détour et surtout le climat fait beaucoup de bien. On gardera une trace à vie de notre passage ici, notre fils est né à Rodez, on gardera à coups sûrs de très bons souvenirs de notre passage en Aveyron. 

Dès que tu en as l’occasion, tu reviens sur Brest pour revoir tes proches. Est-ce un élément clé dans ton bien-être personnel et à ton épanouissement professionnel ?

C’est indispensable pour nous avec ma femme. Notre famille et nos proches sont tous à Brest. On a ce besoin de revenir et de profiter d’eux. On est très proche de nos familles sauf qu’ici à Rodez on est relativement loin tout de même alors quand on rentre le programme est toujours très chargé. Passage obligatoire par Portsall voir mes grands parents et amis d’enfance, à Plougonvelin chez la belle famille, au Tour du Monde (bar-restaurant) et aux Capucins (centre culturel et commercial) pour les connaisseurs. On a la chance d’avoir la visite régulière de nos familles ici en Aveyron.

Ce mercredi après-midi (17h00), Francis-Le Blé ne pourra être pourvu en spectateurs. Est-ce que cela t’attriste ?

Oui c’est une période compliquée, que ce soit à Rodez ou n’importe où quand on joue, c’est un contexte particulier. Il manque ce petit côté d’adrénaline que les supporters peuvent te transmettre quand tu rentres sur le terrain. Il nous tarde de retrouver cet environnement. 

Tu avais un lien fort avec les supporters Brestois ?

Je pense que oui, les Brestois sont très attachés à voir au sein de l’équipe première une identité locale. J’ai de suite senti que j’avais leur soutien et leur affection. J’ai essayé de leur rendre du mieux que je le pouvais en étant fidèle à l’homme que je suis, c’est-à-dire sans jamais tricher sur le terrain. C’était vraiment une fierté de pouvoir porter ces couleurs et d’avoir rendu au club la place qu’il méritait. À Brest c’est une ferveur, c’est un public et une ville qui vivent pour le foot. Ce sont des passionnés qui attendent le week-end pour venir supporter et je les remercie de m’avoir permis de vivre ces sensations.

As-tu gardé des liens avec des joueurs ou des membres du staff actuel ?

En deux ans, presque la totalité de l’effectif a déjà changé. C’est la vie d’un club professionnel mais dès qu’on rentre on croise tout le temps les purs Finistériens, Brendan Chardonnet ou Gautier Larsonneur. On fréquente les mêmes lieux et on a toujours l’occasion de s’y voir.

Brendan Chardonnet et Gautier Larsonneur. Photo : Stade Brestois 29.

Quel regard portes-tu sur leurs performances actuelles ?

C’est une belle équipe individuellement mais surtout collectivement. C’est agréable de voir une équipe qui prend des risques pour ressortir le ballon et qui cherche toujours à aller de l’avant. Ils sont bien classés et ils méritent leur place. 

Rodez aussi va plutôt bien. L’équipe va mieux depuis plusieurs matchs, que s’est-il passé ? Quel a été le déclic qui a permis d’entamer cette belle série ?

On avait besoin d’une victoire, de retrouver cette capacité à tenir un score. Pour autant, on n’a strictement rien changé, on a continué à travailler. On a pas douté et on est resté fidèle à ce que l’on nous demandait. Aujourd’hui, on prend beaucoup de plaisir à sortir de cette zone rouge, cela nous permettra de nous libérer encore plus. C’est la force du collectif qui nous permet de sortir la tête de l’eau, on est déterminé à faire encore mieux. 

Pour finir, quelles sont les ambitions du RAF en Coupe de France ?

On veut tout prendre, on ne va pas à Brest pour faire du tourisme. Sur 90 minutes, on peut leur poser des soucis. On ira là-bas avec nos armes et avec l’ambition de gagner.

AllezRodez.com remercie Valentin Henry pour cet entretien et lui souhaite un bon match pour mercredi !

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