Connect with us

Ligue 2

E. Darbelet : « Je sers de tampon entre Peyrelade et les joueurs »

Emerick Darbelet

Emerick Darbelet était l’invité de l’émission Club Sang et Or ce lundi sur Totem. L’entraîneur adjoint de Laurent Peyrelade arrivé en début de saison, s’exprime peu souvent. Il évoque chez nos confrères sa carrière, son travail aux côtés de Laurent Peyrelade et le parcours du RAF cette saison, notamment en 2021. 

Sur la défaite contre Ajaccio :

On fait une bonne entame où on aurait pu mener rapidement puis avant la mi-temps Ajaccio aurait pu revenir à 1-1 au lieu de ça il y avait 0-0. En seconde mi-temps on a été moins bons dans les intentions. La défaite est sévère mais elle n’est pas illogique. On ne peut pas se dire « on a perdu et ça devait arriver », on y est pas allé pour perdre, mais il y a deux trois choses qui n’ont pas marché en effet.

Sur cette saison

Si on perd ce qui fait notre force est notre identité ça sera compliqué. Il faut que les joueurs restent eux-mêmes. Ils ont suffisamment de qualités pour pouvoir mettre plein de choses en place sur le terrain. Et à partir de là on obtiendra des résultats. Il ne faut pas se tromper de chemin.

Sur la deuxième partie de saison :

On était relégable avant la deuxième partie de saison et là on se retrouve cinquième sur l’année civile. C’est sûr que ce n’est plus du tout la même saison en effet. Dans la manière de travailler on a pas changé grand chose. Il y a des intentions qui ont changé sans doute, on a moins donné de situations aux équipes adverses et nous on a peut-être mieux converti. Mais on a été beaucoup plus solide récemment. Puis on a aussi été très performant sur coups de pied arrêtés. Finalement tout s’équilibre et les équipes d’en face nous voient différemment, et ils nous abordent autrement. Ces deux derniers mois on s’est rendu compte qu’ensemble on pouvait aller chercher des résultats, et contre les gros notamment.

Sur le retour du 3-5-2 :

Il ne faut pas chercher d’excuses dès qu’on perd un match. Ce n’est pas que le 3-4-3 qui avait été la cause de nos défaites, on a aussi perdu en 3-5-2. Les joueurs ont peut-être plus confiance mais c’est surtout grâce aux résultats que les joueurs reprennent confiance, et c’est comme ça qu’on reproduit du beau jeu. Je n’étais pas là l’an passé donc je ne peux pas trop parler du changement avec la saison passée. C’est sûr que le manque de résultats n’a pas plaidé la cause du 3-4-3 mais on faisait du jeu, et on pourrait revenir au 3-5-2. Pour l’instant le 3-5-2 est le meilleur schéma de Rodez, le groupe a été construit pour ce dispositif. On pourrait certainement jouer dans d’autres systèmes mais Laurent veut construire sur ce 3-5-2 et il a des certitudes pour aller contrarier les autres équipes.

Sur son parcours :

Je suis formé au Matra Racing, et j’ai la chance de croiser et de voir s’entrainer les Luis Fernandez, Pascal Olmeta, j’ai vu des joueurs exceptionnels comme David Ginola ou d’autres. J’ai commencé en troisième division à 16 ans et demi.
Je pense qu’il y a des joueurs qui ne connaissaient même pas mon parcours. Je n’ai aucune vérité mais j’essaie de les aider du mieux que je peux, j’essaie de leur expliquer comment je vois les choses, comment j’analyse certaines situations. Après ça serait prétentieux de leur expliquer ce qu’ils doivent faire. Puis le foot a un peu changé maintenant. C’est au feeling, aujourd’hui ils sont moins demandeurs et curieux parce qu’ils ont beaucoup de choses autour d’eux déjà.
On m’a proposé de devenir entraineur, à Moulins, où j’ai connu Sebastien Da Silva notamment. Je me suis dit que j’allais essayer et l’expérience m’a plu. Aujourd’hui je n’ai pas de plan de carrière.

Sa relation avec Laurent Peyrelade :

Je l’ai connu au Mans au milieu des années 1990. Avant de signer cette saison, on s’était déjà eu quelques fois au téléphone avant. Quand je suis venu ici, j’ai retrouvé en Laurent l’image du joueur que j’avais en tête : avenant, très travailleur, un peu râleur. C’est pas étonnant ce qu’il fait parce qu’en tant que joueur il était simple, il était très exigeant et il était surtout doué.

Mon rôle à Rodez, c’est essayer de servir de tampon entre lui et les joueurs, je prends des séances pour lui laisser du temps avec les joueurs, je fais la vidéo des équipes adverses, etc. C’est plus facile pour moi avec les joueurs que Laurent en tout cas, moi je propose, lui il décide. Il nous arrive de ne pas être d’accord parfois entre nous mais c’est rare.

Le plus dur c’était de savoir comment il était avec le staff. Comment il préparait les séances, les après-séances, les matchs les après-matchs, ça a été long à assimiler mais très simple. Et je le remercie. Je ne suis pas tout le temps en désaccord avec lui, sinon ce serait contre-productif, mais c’est important que je lui apporte un avis différent. Puis avec les joueurs, je ne dois pas trahir leur confiance, je ne dois pas leur mentir non plus, mais ils se confient à moi.
J’ai déjà été numéro en N3 mais je suis bien dans mon rôle d’adjoint, ça correspond bien à ma personnalité. Je ne veux pas être numéro 1 pour l’instant. J’apprends beaucoup au contact de Laurent. Il a besoin de déléguer mais c’est encore un vrai entraineur parce qu’il a besoin de prendre des séances. Il a encore besoin de ça, et je trouve que c’est plus facile pour transmettre un message.

Cliquez pour commenter

Laissez un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Plus dans Ligue 2