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Ligue 2

L. Peyrelade fait le point !

Photo : Totem Radio

Laurent Peyrelade était le dernier invité de la saison de l’émission Le Club et Sang et Or sur la radio Totem ce lundi soir. Le coach du RAF tire un bilan de la saison, explique les stratégies du club pour le prochain mercato et fait le point sur sa situation personnelle.

Le dernier match de la saison

« Le but était d’accompagner des joueurs qui vont s’en aller de la meilleure des façons, donner une magnifique dernière à Loïc (Poujol) par exemple. Quand des joueurs donnent de leur vie à un club, ce club doit être redevable. »

« Qu’on ait des amis en face ne change pas grand chose, on est là pour jouer un match de foot. Clermont n’avait pas grand chose à jouer, ce n’est pas pour ça qu’ils ont donné un match à Caen. »

Le meilleur moment de la saison

« Ma causerie de samedi dernier. Je ne suis pas du style à mettre sur les réseaux. Ça appartient à notre groupe, à nos joueurs et ça fait partie de notre famille. »

Les plus mauvais matchs de la saison

« On a fait deux matchs pas terribles. Le premier face à Ajaccio chez nous, c’était plat, il n’y avait rien. Et le match de Chambly, c’était intéressant mais pas efficace. C’était les deux matchs poussifs. »

L’objectif de la saison

« Mon objectif moi c’est d’en laisser trois derrière, comme ça sera l’objectif de l’année d’après, de l’année d’après, de l’année d’après… Ça c’est un objectif. Après tu as des rêves, des envies. Ça permet au club de se structurer, d’avancer. »

Le RAF, équipe qui a fait le plus de matchs nuls de la saison

« Une équipe qui ne perd pas ne descend pas. Ce n’est pas de moi. C’est de quelqu’un qui connaît très très bien le foot. Pour une équipe comme la nôtre, je trouve que c’est une qualité. Je ne vous cache pas qu’il y en quelques-uns que j’aurais aimé transformer, c’est l’idée de l’année prochaine, mais en attendant tu prends tes points et tu avances. »

Rodez, une équipe chiante à jouer

« Je le prends comme un énorme compliment. Je vais vous dire pourquoi. On a des joueurs qui jouaient pour la plupart dans des divisions inférieures. Je veux bien avoir des Autret d’Auxerre, Kouamé de Troyes, je serais ravis, seulement Rodez ne les intéresse pas et on a pas le carnet de chèque assez important. Toi, tu n’as pas encore un talent à la Adli (Toulouse) dans ton club, donc fatalement quand tu n’as pas forcément ce talent, tu dois avoir une discipline, des valeurs morales et mentales au-dessus de la moyenne pour te maintenir. »

Abandon du 3-4-3 en cours de saison

« C’est tout un ensemble de chose, ce n’est pas seulement ça qui a changé les choses. Il y a le recrutement, Ponceau qui n’est plus blessé… mais ça en fait partie. Ça permet d’avoir plus de sérénité, une assise défensive. Tu es dans une urgence de points, de fiabilité. Pour que tes garçons soient connectés tu reviens à des choses très basiques. Je n’ai pas réussi à trouver la bonne formule devant, ça serait stupide de s’entêter. Le problème, c’est que si on essaie pas des choses, on va mourir, c’est aussi simple que ça, par prévisibilité, usure mentale. Même en tant qu’entraîneur, ça fait du bien de travailler autre chose, tu augmentes le bagage de tes joueurs, ça n’a pas marché comme on l’aurait voulu mais ça fait une expérience aux joueurs. Peut-être que tu y reviendras, sûrement même. »

« Moi j’aime bien le turnover, sauf que, quand tu trouves un équilibre, tu as plutôt tendance à y rester, donc des joueurs ont été beaucoup moins présents. Je trouve que le groupe était beaucoup plus connecté en deuxième partie de saison. En première, on était pas tous sur la même longueur d’onde, on avait pas les mêmes objectifs, c’était un peu fatigant. »

L’absence des supporters

« À Paul Lignon tu as l’impression d’être au cimetière donc il faut s’adapter. Vivement que ça revienne. Ça aurait vraiment été dommage de ne pas rester en Ligue 2 et rester sur une note vide. Là les gens vont revenir. Une ville comme Rodez, c’est une chance incroyable d’avoir un club professionnel, certains ne le comprennent pas et ne le comprendront jamais. »

Le Stade Paul Lignon

« C’est un stade de centre-ville, c’est top. Il s’y passe quelque-chose. Le seul regret que j’ai c’est que les travaux n’ont pas été faits cette année. Car l’an prochain il n’y aura que quelques privilégiés qui pourront venir, il sera en travaux donc il va falloir encore serrer les dents. »

L’avenir de plusieurs joueurs

« On essaie de prolonger les garçons que l’on peut prolonger, ils ont le libre choix de prolonger ou pas. Recruter, il faudra être malin, patient. On ne pourra pas se permettre de se tromper. Ce n’est pas l’année où tu vas faire des paris en CFA. Il faut beaucoup de fiabilité. L’idée est de réduire notre groupe, d’essayer d’augmenter la qualité et on verra ! »

Les secteurs à renforcer

« Il y en a. Ça dépend des départs aussi. Devant, mais ce n’est pas nouveaux. C’est dur de trouver un buteur, c’est très cher. Il faut essayer d’être patient, trouver à l’étranger si on y arrive. En France, les sommes sont inattégnables pour nous. Il faut trouver la personne qui est intéressée par nous et qui peut nous intéresser. »

Son avenir

« Officiellement il n’y a pas de réponse (rires). Moi je suis sous contrat. Je travaille tous les jours pour la saison prochaine. Je ne me pose même pas la question de ce qu’il va se passer. Aujourd’hui on a fait les quatre prochaines semaines de préparation. J’appartiens au club, j’y suis très heureux, le jour où j’aurais la sensation que ça ne me correspond plus, que ça ne me va plus, je dirais à POM que je rentre chez moi, je vais voir ma famille et puis voilà. »

« J’ai eu la coupure du covid l’année dernière, ça m’a fait du bien, de rentrer dans sa maison, de ne pas se poser la question de ce qu’il va se passer, tu prends du temps pour vivre. On aurait fait 3 ans de National, je serai parti. Moi ce qui m’intéresse, c’est est-ce que je suis frais ? Est-ce que le groupe me correspond ? »

Le RAF en Ligue 1 ?

« Tout est possible dans le foot. Dans un sens, mais dans l’autre aussi. On t’aurait dit quand tu montes en CFA, dans 4 ans c’est la Ligue 2, personne n’y aurait crû. C’est quelque chose de jouable. Après c’était bien plus jouable il y a une dizaine d’années que maintenant. Les données économiques ont changé, il n’y a plus que deux places, en Ligue 2 maintenant tu as des clubs de Ligue 1. Il n’y a plus de Gueugnon, de Saint-Malo. C’est Valenciennes, c’est Le Havre, c’est Caen, ça pourrait être Nantes. Sur un alignement de planètes on a déjà réussi à monter en Ligue 2. On peut toujours rêver mais il faut être lucide. »

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