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Jeff Pradier : « Je réussis à tromper Pascal Olmeta d’une frappe du droit »

Jeff Pradier, lors des 90 ans du club, le 3 mai 2019

Il y a 30 ans, jour pour jour, le 2 juin 1991, Jeff Pradier marquait au stade Vélodrome lors de la demi-finale de Coupe de France contre l’OM (défaite de Rodez 4 à 1). Paulo Toutain pour AllezRodez.com vous propose son interview. À la fin de cet entretien, retrouvez le parcours de Rodez en coupe de France 1991, les liens des interviews de Michel Poisson, des joueurs et des supporters effectués depuis janvier dans le cadre de cette rétro.

Jeff, vous qui êtes lozérien, comment êtes-vous arrivé à Rodez ?

Mon père était gardien de but international militaire et avec mes deux frères nous jouions à Marvejols. J’ai joué à Marvejols jusqu’à mes 20 ans, comme j’effectuais mon service militaire à Nîmes j’ai joué à Alès une saison et puis je suis retourné à Marvejols en fin de saison. En 1983 Rodez alors en D4 me contacte, je fais un essai et Rodez me prend. En même temps je travaillais aux cuisines à Cayssiols.

Vous avez connu ensuite les montées successives avec le club ?

En effet je jouais soit avec l’équipe réserve en DH soit avec l’équipe 1 en D4. En 1984 on monte en D3. Michel Poisson intégrait parfaitement les nouveaux joueurs, il nous faisait progresser et il nous transmettait cette confiance qui nous donnait envie d’aller plus haut.

En 1988 lors de la première montée en D2, je marque contre Mont-de-Marssan lors du dernier match. Il y avait de nombreux supporters. C’était fabuleux. C’est à ce moment là que tout change pour le club, Rodez passe dans le monde pro.

On redescend en D3 en 1989, la D2 demandait un rythme soutenu, nous avions mal débuté la saison et nous n’avions pas pu rattraper notre retard.

La saison suivante nous remontons de suite en D2, nous étions plus costauds avec notamment Nenezic, Dostanic, Brouard, Homerozic. On avait les épaules plus larges, c’était un sacré groupe, nous étions une bande de copains.

On n’avait pas peur que ce soit Nîmes, Lyon ou Strasbourg on jouait pour gagner.

Quels souvenirs gardez-vous de la coupe de France ?

Nous prenions les matchs les uns après les autres. À Saint-Gaudens on gagne péniblement 1 à 0, à Istres qui jouait les premiers rôles on gagne aussi juste 1 à 0, puis s’enchaîne Metz en 1/16ème, c’était bien d’affronter une D1, puis à Annecy avec nos supporters venus en nombre (victoire 0 à 2), Sochaux en quart (victoire 2 à 1), d’ailleurs après cette victoire nous terminons la soirée à la discothèque « Le Baobab », c’était la folie.

Puis vient Marseille

Avec mon épouse nous venions d’avoir notre deuxième enfant le 29 mai et le jour du match, le 2 juin 1991, les journalistes de Canal + étaient chez moi pour faire un reportage pour le match.

C’était mon dernier match avec Rodez, je rentre en seconde mi-temps, sur une longue touche d’Alcaraz , je suis à la limite des 6 mètres dans la surface à droite du but, je suis au duel avec Casoni mais je réussis à tromper Pascal Olmeta d’une frappe du droit. Je me dirige vers le quart de virage des supporters ruthénois entièrement « sang et or ». C’était super. Sur mon portable je revois des fois le but. Que ce soit en Aveyron ou en Lozère on me parle souvent de ce but. C’est vraiment sympa surtout que je suis un supporter marseillais (rires).

Vous retrouvez ensuite Mende ?

Oui je rejoue à Mende de DHR à CFA2, et entre temps j’ai même joué dans la même équipe que mes 2 fils à Margeride, un jouait gardien et l’autre attaquant.

Suivez-vous Rodez en Ligue 2 ?

Oui bien sûr, j’espère revoir des matchs à Paul Lignon dès que cela sera de nouveau possible. Cela fait toujours quelque chose de revenir dans ce stade. C’est avec plaisir que je revois les copains et les supporters.

Un grand merci à Jeff Pradier pour cet entretien. Propos recueillis par Paulo Toutain.

Le parcours de Rodez en 1991

Cela a commencé par une difficile victoire à Saint-Gaudens, puis ont suivi : un compliqué déplacement à Istres, la réception de Metz dans un Paul Lignon en ébullition, la superbe victoire à Annecy avec de nombreux supporters ruthénois venus par un train spécialement affrété et la victoire contre Sochaux dans un Paul Lignon incandescent en quarts. La magnifique épopée de cette formidable bande de copains coachée par Michel Poisson s’est arrêtée le 2 juin 1991 en demi-finale contre le grand OM.

7ème Tour : Castets-en-Dorthe – Rodez : 0 à 3 (20/01/91 – Pour Rodez : Omerhodzic 32’, Krstic 58’, Pasturel 75’)

8ème Tour : Saint – Gaudens – Rodez : 0 à 1 (10/02/91 – Pour Rodez : Pradier 44’)

1/32 : Istres – Rodez : 0 à 1 (09/03/1991 – Pour Rodez : Vinuesa 64’)

1/16 : Rodez – Metz : 1 à 1 (03/04/91 – Pour Rodez : Krstic 39’ – 4 tirs au but à 3)

1/8 : Annecy – Rodez : 0 à 2 (27/04/91 – Pour Rodez : Pasturel 39’ et Krstic 87’)

1/4 : Rodez – Sochaux : 2 à 1 (14/05/91 – Pour Rodez : Bobek 32’ et Krstic 61’)

1/2 : Marseille – Rodez : 4 à 1 (02/06/91 – Pour Rodez : Pradier 79’)

Les interviews

Interview de Michel Poisson

Interview de Jean-Luc Vinuesa

Interview d’Alexandre Krstic

Interview de Pascal Auréjac

Interview de Marco Nenezik

Interview de Marc Geniez

Parole aux supporters

Les joueurs lors des 90 ans du club le 3 mai 2019
OM – RODEZ – 2 juin 1991
OM – RODEZ – 2 juin 1991

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