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Interview

L. Buades : « J’aurai le blason du RAF sur le cœur, je me battrai pour Rodez »

Et s’il devenait lui aussi l’un des chouchous de Paul Lignon ? Comme ses prédécesseurs à droite, Valentin Henry et Jérémy Mellot. Le battant Lucas Buades a débarqué cet été en Aveyron. L’ancien Nîmois, qui a été performant durant la préparation se livre pour AllezRodez, à quelques jours de la reprise du championnat, ce samedi face à Caen.

Cela fait plusieurs semaines que tu es arrivé, comment te sens-tu ? 

Je me sens très bien, j’ai été très bien accueilli par tout le groupe et par le staff. On a eu plusieurs stages pour apprendre à se connaître. Je me sens un membre entier du groupe. Je me sens heureux. 

C’était comment ces stages ?

On a fait beaucoup d’activités qui nous ont permis de nous connaître. Beaucoup de pétanque (rires). D’ailleurs je suis champion avec Killian (Corredor) et… bon je ne vais pas mettre Enzo (Zidane) dans le lot parce qu’Enzo… (rires), après il est très bon dans la déstabilisation, avec Joris (Chougrani) aussi, on est les vainqueurs. Ça nous permet de nous souder. Personne n’était de côté. Je leur disais lors du second stage que j’avais l’impression que ça faisait un an qu’on était tous ensemble. 

As-tu eu droit au petit bizutage ?

Pas encore mais ça va arriver ! Certains y sont passés. Buni Jorge, Corredor, Malanda et Danger. Ils ont été validés par l’ensemble du groupe. On est vraiment arrivé dans un groupe très soudé où tout le monde travaille beaucoup, tout le monde se parle et tout le monde rigole ensemble. Le groupe ne fait qu’un, je pense que c’est la force du RAF aujourd’hui. L’unité qu’il y a en dehors du terrain, on la retrouve sur le terrain. 

Comment juges-tu tes performances sur les matches amicaux ? 

Les amicaux servent surtout à prendre des repères avec les autres joueurs, gonfler notre caisse. C’est sûr que d’avoir marqué et fait une passe décisive, ça me met en confiance mais maintenant il va falloir réaliser les mêmes prestations en championnat. Ça sera beaucoup plus important que de marquer pendant la préparation.

Lucas Buades, concentré contre le TFC, dernier match amical du RAF.

Tu es très polyvalent, tu peux jouer à un peu tous les postes sur le couloir droit. Ce rôle de piston dans la tactique de Laurent Peyrelade te correspond plutôt bien non ?

J’ai dû m’adapter un peu dans le système du coach sur ce côté droit, prendre des repères au fur et à mesure des semaines. Je m’y sens bien, à moi de continuer sur cette lancée. De base j’ai été formé neuf puis très rapidement excentré sur un côté, puis arrière droit, donc j’ai la capacité à évoluer un peu plus haut comme un peu plus bas donc ce poste me correspond bien.

Quel est ton style de jeu ?

Un style de jeu assez explosif et rapide. J’aime me projeter, faire des appels en profondeur pour donner des solutions à mes partenaires. Je me caractérise comme un joueur de transition. Après j’ai encore des points à perfectionner et à améliorer pour devenir un bon joueur de Ligue 2. Notamment dans le jeu sous pression, dans la vision du jeu. J’aime beaucoup centrer, faire des passes décisives, je bosse souvent sur ça, j’aimerais en faire le maximum cette saison.

Et en dehors du terrain, dans un vestiaire, tu es comment ?

Je suis un peu discret, travailleur. Le matin j’arrive je bosse, je ne fais pas trop de bruit, après j’essaie de rigoler avec les autres, je mets aussi un peu la musique mais sinon je laisse ça aux anciens, Lionel, Boiss, Ouammou…

Place au chose sérieuse avec la reprise dans quelques jours. Tu es prêt ? 

Je suis prêt. On a travaillé pendant un mois et demi avec le préparateur physique et le staff pour être prêt pour samedi. On a qu’une hâte, c’est de commencer et de bien débuter ce championnat. 

Premier match à Caen, cela ne va pas être facile.

C’est sûr. Après quand on regarde le championnat, tous les matchs vont être compliqués. Il y a de très belles équipes. Si aujourd’hui on est en Ligue 2 c’est qu’on a le niveau. Le groupe travaille beaucoup, on fait tout pour être prêt. C’est le meilleur qui l’emportera ce week-end. 

Tu as d’ailleurs déjà joué un match de Ligue 2, c’était ton premier avec Nîmes, là ça sera le second…

Oui j’avais fait une entrée. À la fin de la saison, on était monté en Ligue 1 donc pourquoi pas cette année. Pourquoi pas rêver (rires).

Valentin Henry, qui était l’un des chouchous du public, a quitté le RAF cette saison, laissant libre le couloir droit. Il y a beaucoup d’attente des supporters à ce poste, surtout que Jérémy Mellot, le précèdent, était lui aussi très aimé. Ça ne te fait pas peur, tu aimes les défis ?

Ça a été des joueurs très performants durant leurs saisons au RAF, mais au contraire, j’arrive en tant que joueur qui doit faire ses preuves et démontrer que j’ai ma place aussi. Rien n’est gagné. Aujourd’hui avec Alan (Kérouédan) on fait de bonnes séances pour donner des problèmes au coach pour savoir qui il mettra sur le terrain. C’est une concurrence saine. 

C’est ça ton objectif, t’imposer dans le onze ?

Mon objectif principal sera de jouer le plus possible en tant que titulaire au RAF. Délivrer quelques passes décisives serait un plus. Mais avant tout je vais essayer de tout faire pour être un titulaire. Si les stats suivent je serais très heureux.

Connaissais-tu le RAF avant les premiers contacts avec le club ?

J’ai joué contre le RAF plusieurs fois en catégorie jeune quand je jouais à Muret, en U14-U15. En partant à Nîmes je n’ai pas eu l’occasion de rejouer contre le RAF. J’avais un peu suivi leur parcours en National et Ligue 2 mais sinon, non, pas plus.

D’ailleurs, comment se sont passés les premiers contacts ? Ton agent connaît bien le club.

Oui ça s’est fait par l’intermédiaire de mes représentants, mi-mai. Il m’avait déjà parlé du club. Après, à ce moment-là, j’étais concentré sur ma fin de saison. 

As-tu eu d’autres contacts ? 

Non. Honnêtement, dès que le coach du RAF s’est présenté, je n’ai pas réfléchi longtemps. Il m’a rassuré sur le rôle de ses joueurs de côté. Je me suis un peu retrouvé dans les valeurs du club, qui sont un peu celles de Nîmes, un club familial où on lâche rien, où l’on se bat chacun pour les autres. 

Et depuis ton arrivée, le coach il est comment ? Il vous parle beaucoup ?

Oui, les premières semaines il a été beaucoup plus attentif avec les nouveaux joueurs. Le coach a souvent été derrière nous, à couper les séances d’entraînement pour nous expliquer et nous perfectionner chacun à nos postes dans le système de jeu.

Lucas Buades, lors d’un entraînement du RAF à Vabre.

Tu retrouves ici deux anciens Nîmois, qui viennent eux aussi d’arriver, peux-tu nous dire un mot sur Clément Depres et Adilson Malanda ? 

Clément ça fait pas mal d’années que l’on se suit. Quand je suis monté en pro il y était déjà. Les premières fois que j’étais dans le groupe pro à Nîmes, c’était avec lui que j’étais en chambre, il m’avait pris sous son aile. J’ai une très bonne entente avec lui. Adilson aussi. Je l’ai souvent côtoyé quand j’étais au centre de formation, on entendait souvent parler de lui, j’ai eu l’occasion de jouer avec lui en réserve, c’est un très bon joueur avec un très bel état d’esprit. Je suis très content d’avoir signé à Rodez avec ces deux joueurs. 

L’an dernier, on avait les Bretons à Rodez, maintenant on a les Nîmois !

(Rires). C’est ça ! On va essayer de devenir ruthénois très rapidement. 

Ça facilite votre intégration ?

Oui, parce qu’on est souvent ensemble mais après le groupe nous a très bien accueilli, on a pas forcément été mis tous les trois de côté. On se fait chambrer des fois, on nous appelle les Nîmois dès qu’on est un peu tous les trois (rires). 

Ton plus beau souvenir footballistique, c’est la montée avec Nîmes en L1 j’imagine ? 

Le soir de la montée en Ligue 1 effectivement, contre le Gazélec d’Ajaccio. C’était magique. Je me souviens que la veille du match, un joueur se blesse. Je reçois un appel téléphonique du coach Bernard Blaquart qui me demande si je suis prêt. Il me dit que le lendemain je viens avec eux dans le groupe. Journée magnifique, on gagne dans un stade des Costières remplit, ça nous permet de monter en Ligue 1. 

Le soir, vous avez dû faire la fête toute la nuit ?

Pas trop parce que moi le week-end même j’avais match avec la réserve, on jouait aussi la montée en N2. On est monté aussi ! J’ai pas trop pu rester tard du coup (rires).

Pourquoi n’as-tu pas continué avec Nîmes cette saison, il n’y avait pas une place à prendre en L2 ? 

J’étais en fin de contrat, j’avais besoin de temps de jeu, Nîmes n’avait pas ces intentions là. Rodez a toqué à la porte et je n’ai pas réfléchi.

Tu vas les recroiser cette saison…

J’ai pas mal d’amis qui sont restés dans l’équipe. Trois ou quatre joueurs avec qui j’ai été formé. Je serais très content de les retrouver, même les membres du staff avec qui j’ai énormément bossé ces dernières saisons.

Mais pas de sentiment, il va falloir gagner.

Ah oui ! En dehors du terrain il y a beaucoup d’amitié mais sur le terrain non ! J’aurai le blason du RAF sur le cœur, je me battrai pour Rodez.

Pour finir, as-tu un mot pour les supporters du RAF ?

J’espère vous retrouver rapidement, ça me manque énormément. J’espère que le 31 juillet vous serez présents au stade pour nous encourager et nous pousser vers la victoire contre Pau. 

Avec un petit but de Lucas Buades non ?

(Rires). Ça serait magnifique. Premier match à Paul Lignon et déjà un but ça serait très beau.

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