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Interview

Parole aux supporters : Sébastien Gaches

Ségur, à 23 kilomètres de Paul Lignon. Le coup de bourre est passé. Sébastien Gaches est fatigué, il a tout donné, des lasagnes d’agneaux en passant par le Black Flambadou. Mais Sébastien Gaches est heureux. Oui, parce que le RAF joue ce soir, « ça va être compliqué ». Compliqué mais pas impossible pour nos ruthénois qui ramènent un joli point du nul. Une sublime reprise de Ouammou du gauche en fin de match. Beaucoup connaissent Sébastien par le biais de ses réseaux sociaux et ce n’est pas pour le flatter, mais il fait parti des Aveyronnais incontournables sur internet. Dans la vraie vie aussi, nombreux savent que l’enfant du pays a grandi en permanence avec le RAF dans son coeur. 

Comment est né ton amour le RAF ? As-tu un souvenir particulier ? 

Je pense très jeune, parce que j’habitais boulevard Paul Ramadier à Rodez, jusqu’à mes six ans. Je crois que mon premier beau-père, le premier mari de ma mère était au KOP des supporters, et j’ai été baigné assez tôt dans l’ambiance du RAF.  Je ne me rappelle pas de ma première à Paul Lignon, mais du parcours en Coupe de France de 1991, lorsqu’ils recevaient Metz, en 16èmes de finale – (1-1) victoire aux tirs au buts des ruthénois (4-3) – je suis trop petit, je vois rien du match, j’entends que brailler et bramer. On avait gagné… et j’avais rien pu voir, tellement il y avait du monde ! C’était la folie. 

Est-ce que ton amour du club s’est encore plus développé à ton arrivée à l’Hotel du Viaur et la réception de certains joueurs ? 

Oui c’est marrant, on entretien une relation via les réseaux sociaux, c’est venu comme ça, avec quelques dirigeants et quelques joueurs ma foi. Parce que je les ai croisé dans mon restaurant et je suis très content qu’ils viennent. Il y a les chouchous, les plus anciens, y’a Bardy, y’a Mpasi, ce sont les deux joueurs avec qui j’échange un petit peu plus. Ce sont des gens qui connaissent bien la région et qui sont là depuis longtemps. Ils ont conscience de notre amour pour Rodez et pour l’Aveyron.

Tu arrives à suivre les matchs avec le restaurant ? 

Oui, jusqu’à maintenant le vendredi j’arrivais à me dégager. Mais cela va faire deux ou trois ans que c’est le samedi soir. 19 heures , ce n’est pas une heure qui est très bonne pour moi, pour aller voir les matchs, c’est le coup de bourre. Je télévise tous les matchs, c’est un peu le bordel cette année, on sait pas comment faire, pour le moment on diffuse le multiplex. On s’était abonné à Bein ces dernières années pour le RAF, c’était cool. Quelques gens viennent ici pour voir Rodez, j’aime bien, c’est bon esprit. Les années où y’avait pas la billetterie ça s’est ressenti. Là aussi, ils y en qui viennent pour voir le multiplex. 

Tu avais eu un partenariat avec le club ?

Oui, on échange sur un espace partenaire. On avait offert ris d’agneau, en contrepartie ils avaient pris une prestation avec moi en espace partenaire. Je trouvais ça hyper cool, un petit restaurant de campagne qui va à Paul Lignon, j’aime bien l’idée. Ici tout le monde est assez content et assez fier. 

Ta passion a-t-elle été bien transmise à tes enfants ? 

Oui oui ils aiment bien ! Nathan a le maillot du RAF, il est content, il est fier. Même lui sur les réseaux il échange avec Mpasi, ça chambre un peu. De toute façon quand tu vas dans un stade, que t’es passionné et que tes enfants viennent avec toi, ils suivront derrière. 

Qu’est-ce que tu penses de ce parcours en Ligue 2 ? 

Pour moi il est exceptionnel, une fierté. Ils ont fait deux saisons pleines, avec des hauts et des bas bien sûr, parce qu’avec le budget qu’ils ont ce n’est pas évident. Très heureux qu’ils soient là pour une troisième année ! J’espère qu’ils vont valider cette troisième saison comme il se doit. Je pense que c’est la saison peut-être où ils galèreront le plus. Il va falloir qu’ils se trouvent parce que y’a eu de gros changements. Et c’est tout à fait normal, parce qu’il le fallait. Cette équipe c’était l’équipe des deux montées, son poumon commençait à s’étouffer. C’est mon point de vue, je pense qu’ils ont appliqué les bons changements. Je suis très content que Laurent Peyrelade soit toujours à la tête de cette équipe, parce que c’est un coach extraordinaire. 

À quand Zinedine Zidane à l’Hotel du Viaur ? 

Je lance l’invitation, parce qu’en plus je crois qu’il aime bien manger (rires). Je l’espère qu’il viendra un jour, ça peut être chouette. Je l’ai déjà servi à Pont de Salars lorsque j’étais en stage, et sa belle famille ici. Je l’avais déjà croisé au lendemain de l’euro 96, je l’ai croisé deux trois fois à Rodez. 

Est-ce que tu es prêt à militer pour que Suze devienne un nouveau sponsor du RAF ? 

Oui, c’est dommage que la loi Evin ne le permette pas (rires). Mais le club a des valeurs aveyronnaises, tout ça. Donc Suze est à la buvette au RAF et à l’espace partenaire, où je la mets à la pression. Et on va voir pour que la Suze Tonic soit au bar pour tout le monde, parce qu’on me le demande.

 
Julien Panafieu

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