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Interview

Pierre Morcillo : « Cette année est très déterminante pour moi »

C’est reparti pour la réserve ! Après deux saisons arrêtées à cause du Covid, les hommes de Florent Rech retrouvent la N3 ce samedi à Alès. Avec sept victoires en sept matchs amicaux, la réserve se veut ambitieuse. Ce n’est pas Pierre Morcillo, néo-capitaine de l’équipe, qui dira le contraire. Au RAF depuis 2013, le milieu polyvalent de 22 ans compte bien profiter de son nouveau rôle pour prendre de l’importance au sein du club et pourquoi pas, un jour, porter les couleurs de l’équipe fanion. Entretien.

À quelques jours du premier match de la saison, comment te sens-tu ?

Il y a de l’excitation de pouvoir reprendre la compétition. On était arrêté depuis octobre dernier. On sort d’une grosse préparation, du jamais vu, sur sept matchs, sept victoires. Ça reste des matchs amicaux mais on a fait ce qu’il fallait. On souhaite avoir une continuité dès le premier match de championnat.

Que peux-tu nous dire justement sur cette équipe d’Alès ?

Ce sont les favoris pour jouer la montée, ils ont mis les moyens. Il y a une dizaine de contrats fédéraux. C’est très intéressant de pouvoir jouer des équipes comme ça, pour progresser. 

Pas trop de pépins physiques avant cette rencontre ?

Il y a quelques bobos. Notre attaquant Kilian Lacabane s’est fait une entorse, il revient petit à petit. Naël El Berrak s’est blessé au genou contre Blagnac. Et Hatim Far a une petite contracture aux adducteurs. Il a repris le ballon en milieu de semaine mais ça va être juste.

Comme tu disais, vous venez de faire une préparation parfaite avec sept victoires en sept matchs, comment expliques-tu cette performance ? 

Je pense que l’état d’esprit est très bon. Il y a eu pas mal de recrues, ce sont tous des garçons qui ont des valeurs similaires aux nôtres. On a d’entrée était bien soudé, avec un stage de cohésion avant les matchs amicaux. Les matchs que l’on jouait les samedis, on avait les descentes de l’équipe Une. Ça nous a pas mal aidé, on ne va pas s’en cacher. Ça nous a permis aussi de créer des liens avec eux car dans la saison on sera certainement amené à les côtoyer de nouveau.

Sur les dernières années, la réserve a-t-elle déjà été aussi forte ?

De ce que j’ai connu, il y avait peut-être des individualités meilleures l’an passé mais là où ça fait la différence c’est dans l’état d’esprit, ça n’a rien à voir, on va tous dans le même sens. Beaucoup de jeunes nous ont rejoint, ils n’ont pas été retenus dans leur centre de formation, ils vont beaucoup nous apporter. On est un club qui met beaucoup d’importance sur l’abnégation, la solidarité. Cette année on a que des garçons qui vont dans ce sens. Tous les feux sont au vert pour faire une bonne saison. 

Durant la préparation, Florent Rech, ton entraîneur, t’a mis capitaine. C’est une fierté j’imagine…

J’ai souvent été le second capitaine les années passées. Et là, le coach m’a donné le brassard dès le premier match. Je parlais beaucoup avec lui, donc je m’en doutais un peu. Pour moi, c’est une grande fierté. On ne dirait pas mais à 22 ans je suis un des plus vieux. Ça m’a donné plus de responsabilités dans le vestiaire, je prends plus la parole, j’essaie de motiver mes coéquipiers. Les jeunes ont aussi plus confiance en moi et viennent me parler plus facilement.

Quelles sont les méthodes de travail de ton coach ?

Il est très rigoureux, très exigeant. S’il y a un circuit de passes et que juste une est ratée, on recommence. Il est très à l’écoute, le préparateur physique aussi. Au moindre pépin, ils savent lever le pied, adapter une séance. Il a l’envie de nous faire progresser.

Quelles sont vos ambitions cette saison ?

Le maintien, je pense qu’on en est largement capable. Donc ça va être vraiment de faire le maximum. De jouer le haut de tableau. 

« À moi d’élever mon niveau et d’être régulier toute la saison pour être prêt au bon moment »

Pour toi, quel est le rôle d’une équipe réserve dans un club professionnel comme le RAF ?

C’est surtout de former des jeunes joueurs pour les faire monter avec l’équipe fanion. De pouvoir sortir des joueurs de la réserve est toujours une fierté pour un club, même au niveau financier c’est intéressant pour eux.

La réserve est un peu dépendante de l’équipe fanion. Ce n’est pas particulier d’avoir un groupe qui peut changer tous les week-end suivant les choix de Laurent Peyrelade ?

Ça fait quelques années que je connais ce système, j’y suis habitué. Ça peut surprendre un peu les jeunes. C’est un peu particulier d’avoir dans son équipe des joueurs qui parfois sont avec vous, parfois non… Aussi, un joueur, si on ne l’a pas trop vu en équipe première, il vient chez nous, il nous prend entre guillemet notre place, car il est prioritaire. Toi tu fais une bonne semaine de ton côté et tu n’es pas dans le onze. Après on s’y fait et on travaille !

Dans votre équipe, certains ont un travail à côté ou font des études ?

Cette année, c’est la première année où il y a un accord étudiant. C’est la première fois où tout le monde est rémunéré entre CAP et aussi une formation pour devenir éducateur. Donc on a quelque chose pour se mettre à 100% dans le foot. Quelques-uns ont encore les études tout de même.

Penses-tu que certains joueurs ont une carte à jouer avec l’équipe fanion cette saison ?

Oui ! Il y a beaucoup de qualité dans notre groupe. Un joueur de chez nous s’est d’ailleurs entraîné cette semaine avec eux, Soan Dijoux, un défenseur central. Puis il y en a d’autres, comme Killian Corredor ou Plamedi Buni Jorge.

Et à titre personnel, as-tu des espoirs de jouer en Une un jour ?

Cette année est très déterminante pour moi. Je me sens très bien physiquement, mentalement, pour pouvoir potentiellement intégrer le groupe pro. Je suis arrivé en U14, ça n’a pas toujours été facile, je suis passé par les U15, c’était une entente avec le Monastère… J’ai beaucoup travaillé, je n’ai rien lâché. 

Il y a quand même une grosse concurrence au milieu de terrain.

Il y a une grosse concurrence. À moi d’élever mon niveau et d’être régulier toute la saison pour être prêt au bon moment. Ça ne me fait pas peur. 

Les parcours de joueurs comme Ugo Bonnet ou bien Joris Chougrani, tout deux passés par la réserve, t’inspirent forcément ?

Oui, forcément. Ce sont des joueurs qui sont passés par les équipes réserves, cela montre que par le travail et le sérieux c’est possible ! C’est une source de motivation supplémentaire de vouloir réussir dans son club formateur.

Ugo Bonnet, aujourd’hui l’un des cadres de l’équipe fanion, a dû cravacher pour en arriver là.

Quel est ton avis sur le début de saison de l’équipe de Laurent Peyrelade ? 

C’est un très bon début de saison. Lors du dernier match à Valenciennes, il y a eu une grosse prestation, même si l’adversaire était réduit à dix. J’espère qu’ils continueront sur cette lancée. Dunkerque, ça ne va pas être facile, ils veulent vraiment des points, mais nous aussi.

Vous discutez beaucoup avec les joueurs de l’équipe première ? Quelle relation avez-vous avec eux ? 

On se croise plus que ce que l’on se parle. On est sur le même site d’entraînement, on dialogue un peu mais ça reste des bonjours. Ils restent entre eux, et nous aussi, c’est assez logique. Nous, on fait souvent du padel ensemble, on va au bowling et on essaie de manger ensemble parfois.

Et avec le Président, Laurent Peyrelade et Grégory Ursule ?

On croise beaucoup plus Greg Ursule. Il vient nous voir assez régulièrement, nous dit ce qu’il pense de nous. Le président parfois aussi. 

Pour revenir sur un passage un peu plus difficile, comment as-tu vécu les dernières saisons, qui n’ont pas pu aller au bout à cause du covid ?

C’était très dur mentalement, surtout au début quand on nous arrête d’un coup. On est déstabilisé. Mais on fait avec, on essaie de trouver de la motivation. On avait des programmes particuliers pendant le confinement. Avec le couvre-feu, on arrivait quand même à s’entraîner soit le matin soit en début d’aprem, de faire des oppositions internes.

Les supporters vous ont certainement aussi manqué durant cette période, même si pour vos matchs vous en avez pas autant que pour l’équipe fanion…

Oui c’est sûr. Il y en a quelques-uns à Vabre quand même les week-ends. Ce sont un peu des habitués. Mais aux entraînements non, quasiment pas.

Penses-tu que les supporters du RAF s’intéressent à la réserve ?

Oui et non. Notre ressenti c’est qu’il y en a beaucoup pour l’équipe une, ce qui est normal. On aimerait parfois en avoir davantage pour nous, pour se montrer. Par exemple, sur Instagram, si je ne fais pas le montage et mets les résultats, il n’y a pas grand chose…

As-tu une anecdote à nous raconter sur ton parcours au RAF ?

Aujourd’hui on en rigole pas mal avec les anciens qui ont participé. Mais sur le coup on avait pas trop rigolé. C’était en Gambardella en U19, on avait atteint les seizièmes de finale, on jouait contre Sochaux et on avait le droit de disputer la rencontre à Paul Lignon, là où on a jamais joué. Notre coach des U19 avait refusé, il voulait jouer sur le stade synthétique habituel à Polonia, où on avait passé tous les tours de Gambardella. Il était un peu superstitieux. On était un peu dégouté car on aurait aimé jouer à Paul Lignon et au final on a quand même perdu. Maintenant on en rigole.

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